Rédiger une newsletter éditoriale qui déchire !!

Votre heure est venue et vous sentez venir en vous la force 💪 de rassembler des millions d’abonnés à votre newsletter ! 🤩 Pas de panique, la simplicité sera votre meilleure alliée.

Durée de lecture : 16 minutes.

Carole Lavocat

Cheffe de projet web | Co-fondatrice de Wexample Labs

Que vous soyez porteur de projet, ou cavalier solitaire, l’intégration d’une newsletter à votre communication pourrait être une solution envisageable, voire une idée de génie 🧞. Mais avant de vous lancer peine perdue et tête baissée dans cette aventure, prenons le temps de bien évaluer toutes les dimensions du savoir-faire et de l’Art d’éditer une newsletter trop stylée. 😎

Dans quel contexte utiliser la newsletter éditoriale ?

👉 N’importe quel sujet peut être divinement traité.
👉 N’importe quel personnage a des choses intéressantes à dire et à partager.
👉 N’importe quel projet peut être défendu.
👉 N’importe quel truc peut se vendre.

La newsletter éditoriale ne peut exister que si vous avez dans votre team, une personne qui adore écrire. La sous-traitance de ce genre de discipline n’est possible uniquement que si vous connaissez une personne qui a capté l’ADN de votre projet et qu’elle saura l’incarner. Car ce qui fait la particularité de cet exercice, c’est l’intimité que nous allons créer avec vos futurs lecteurs.

J’aime particulièrement ce médium pour les projets qui rassemblent une belle communauté autour de lui. Il est souvent difficile de dire à tout le monde : « Hé ! Venez tous sur WhatsApp ! Ou Slack ! Ah non, moi je préfère Rocket Chat car je suis libriste… Dans ce contexte, la newsletter éditoriale permet d’envoyer à tout le monde, à fréquence régulière, le même message.

L’utilisation de la newsletter éditoriale n’a de sens que lorsque nous avons des choses à dire et que nous pensons qu’il est important de les partager. C’est en évaluant finement ces deux paramètres que vous pourrez déterminer la pertinence d’intégrer une newsletter éditoriale dans votre communication.

Les sujets

👉 Est-ce que cette newsletter a du sens dans mon projet ?
👉 Pourrait-elle combler des lacunes dans ma communication auprès de mes partenaires ?
👉 Est-ce que ma vision du monde va réussir à capter un auditoire ?

Le partage

👉 Avez-vous déjà un lectorat potentiel ?
👉 Connaissez-vous ses attentes ?
👉 Avez-vous évalué le rapport aux e-mails de votre communauté (lecture quasiment instantanée, quotidienne, moins fréquente, voire sporadique).

Pour résumer le contexte idéal pour réussir une belle campagne d’une newsletter éditoriale c’est :

👍 un super rédacteur,
👍 des sujets canons,
👍 un lectorat potentiel.

Bref, un bel alignement des planètes ! 🪐🪐🪐

Les différents types de Newsletters éditoriales

Il existe un très grand nombre de newsletters éditoriales. C’est un genre qui se renouvelle sans cesse. L’idée n’est pas de constituer ici un cours magistral sur ce sujet, mais de survoler rapidement les grandes tendances pour vous imprégner des styles et des tendances du moment.

👉 Les newsletters éditoriales impersonnelles

😶

Lorsque la newsletter devient un média à part entière. Elles sont souvent assez grandes et très chargées en information. Elles ont une ligne éditoriale et une charte graphique très stricte. La place des auteurs est en retrait. Elles sont fréquemment le relais d’un blog.

C’est le style privilégié des institutions. Bien souvent, leur rôle est plus politique que d’ambitionner de transmettre des informations à leurs lecteurs. Leur complexité est telle qu’elle dissuade la lecture assez rapidement.

Cependant, le genre peut prendre une autre ampleur s’il est fait avec goût et savoir-faire. C’est le cas de la newsletter du magazine Oui ! et de My little Paris.

👉 Les newsletters éditoriales impersonnelles dédiées à l’événementiel

🤩

Le genre mérite sa propre catégorie tant les enjeux peuvent être forts. Savoir vendre 🎈 un événement, 🎈 un spectacle, savoir envoyer 🌠 du rêve quoi ! C’est tout un savoir-faire. Ce travail nécessitera pas mal de créativité et une bonne connaissance de son persona. Car ici, les objectifs de taux de conversion vont dépendre du succès de votre événement.

👉 Les newsletters éditoriales impersonnelles dédiées à la vente d’un produit

🤑

Pour ma part, je trouve très étrange de s’abonner à la newsletter d’une marque. C’est sans doute parce que je suis assez éloignée de l’univers des grands groupes. Mais je peux tout à fait comprendre l’inscription à la newsletter d’un produit en pleine création. Suivre les déboires d’une entreprise avec qui l’on partage des valeurs similaires et que l’on regarde prendre son envol, avec des yeux pleins d’espoir, peut être une lecture vraiment passionnante.

C’est ainsi que j’ai suivi avec passion le projet l’increvable, la machine à laver réparable, et qui a lamentablement échoué pour des raisons de financements.

👉 Les newsletters éditoriales automatisées

🤖

Nous pouvons les considérer un peu comme le catalogue de publication des blogs. Elles permettent aux lecteurs d’être informés des nouveaux articles publiés. Elles sont très utiles pour les personnes qui aiment comme moi, suivre des blogs de veille professionnels.
Elles peuvent aussi être perçues comme une agression si l’ampleur des articles est trop importante. Il ne faut pas oublier, que lire une newsletter est une charge de travail en soi. Il faudra faire attention à bien ménager nos lecteurs.

👉 Les newsletters éditoriales personnalisées = Blogletters

🤓

C’est la grande tendance du moment. Pourquoi tenir un blog lorsqu’une simple newsletter peut faire le même travail ? Pour les intellectuels ou les indépendants qui veulent défendre leur expertise à moindre coup, c’est la super bonne idée. 💡

À mon sens, je pense que la newsletter est plus puissante qu’un article de blog, car elle permet de décupler la charge affective et de lier une véritable relation avec vos lecteurs. 😍

Ici, nous privilégierons le « je », ce qui est très rarement le cas dans les articles de blog. (Sauf bien entendu pour les blogs personnels, comme ce petit labo).

Bien évidemment, chaque nouvelle tendance est accompagnée de son anglicisme. Nous parlerons de « digital gardening« , son petit jardin numérique, consacré à :

🥝 ma vision du monde,
🍒 mon analyse sur des sujets de société : In Bed With
🍉 mon aventure incroyable,
🍐 ma vie : L’intimiste,
🍓 un storytelling autour de la réalisation d’un projet : Billet du futur,
🍋 ma capacité de synthèse : 15 marches,
🍊 mon expertise : Le Voyage d’un Entrepreneur en Devenir, de Cédric BRON

🍇 🍍 🍑 et tant d’autres exemples à découvrir dans des annuaires, comme Les Newsletters.com, Datanewsletter.com ou le réseau social Letterlist.

Certaines blogletters sont de véritables salades de fruits ! 🥝🍍🍒🍋🍉🍊 C’est cas de la newsletter féministe Les Glorieuses, qui a réussi à créer une belle communauté de 150 000 personnes.

Elles peuvent être monétisées : Snowball.

Certaines proposent une expérience utilisateur inédites : Equity 101.

🤖 Et d’autres sont devenues super intelligentes : Flint.

👉 Les newsletters éditoriales qui vendent du rêve

🌊🌞🌴

Je fais un petit aparté ici pour vous parler du copywriting. C’est une technique de rédaction qui nous vient des États-Unis. Pour nous pauvres européens, elle peut nous paraître relativement agressive. Pour ma part, j’ai tenté de suivre le célèbre copywriter Théo. Mais je dois vous avouer qu’au bout d’un certain temps, je n’en pouvais plus.

Un exemple que je trouve magnifique, c’est la newsletter de Webmarketing conseil. Je la garde juste pour me souvenir dans un coin de ma tête qu’elle existe.

Donc, si vous choisissez ce style, vérifier bien que votre cible sera réceptive, au risque de créer une désinscription massive.

👉 Les newsletters de veille

🔎

Il en existe deux types : les simples et efficaces ou celles qui en font des caisses. Ce type de newsletter soulève tout de suite la question du bon dosage, en termes de temps de lecture et de fréquence d’envoi.

J’ai longtemps préféré les courtes en suivant par exemple :

🌺 La Revue des Liens de Fidel Navamuel, une veille sur les outils du web
🌷 La veille SEO Eskimoz
🌸 Le partage des ressources entrepreneuriales de Makesense.org.

Mais La Mutante, (rebaptisé récemment Futur(s) par 15marches) m’a fait complètement changer d’avis. Noémie Aubron vous emmène toutes les semaines dans un univers futuriste créé de toutes pièces et inspiré de ses recherches autour de l’innovation. C’est un vrai plaisir à lire et à suivre.

👉 Conjuguons les styles

🤩 ➕ 🤑 ➕🔎 ➕ 🤓

Soyons fous, mélangeons les styles et proposons quelque chose de vraiment original.

Il est tout à fait possible d’inclure une newsletter éditoriale dans une campagne conventionnelle ou vice et versa.

Vous pouvez également inclure un peu de podcasts comme c’est le cas dans la newsletter Nouveau Départ.

Tout est possible si vous êtes un crapaud fou.

🥽 Et maintenant, passons aux travaux pratiques 🥼

Un mot sur le persona 👩‍🦰 🧔👱‍♂️👧🏽

Je vais être clair sur ce point : une newsletter est un service que vous offrez à des utilisateurs. Si vous vous lancez uniquement pour vous, simplement pour votre plaisir personnel, sans jamais vous intéresser à vos lecteurs, vous prenez le risque de gaspiller un beau potentiel.

Bien connaître son persona, vous permettra de calibrer le service que vous proposez.

👨‍🎤 Choisir le bon style.
🎁 Prendre le bon format.
⏰ Faire le bon dosage par rapport à son attention : temps de lecture + fréquences.
🐟 Évaluer le ton juste.

Définir des objectifs clairs

Créer sa propre newsletter part souvent d’un grand élan de générosité. La première des choses à faire lorsqu’on se lance sur un projet, c’est de commencer par se demander pourquoi.

Pourquoi je me lance dans cette aventure ? Qu’est-ce que je vais y gagner ? Quels sont mes intérêts ?

Il existe tout un tas de bonnes raisons de créer une newsletter éditoriale :

⚽️ fidéliser une communauté ;
🏀 générer du trafic sur votre site ;
🏈 encourager des ventes ;
⚾️ valoriser l’activité de votre entreprise ;
🥎 valoriser votre expertise ;
🏐 propulser un projet…

Une bonne newsletter éditoriale doit vous apporter beaucoup plus qu’une satisfaction personnelle à rédiger des messages. Elle doit être utile à votre projet.

Évaluer la charge de travail

Combien de projets avortés j’ai vus dans ma carrière à cause d’une mauvaise évaluation de la charge de travail ? Un sur deux peut-être ?

Pour réaliser une belle newsletter, vous devez prévoir une phase préparatoire :

📝 choisir ses bons outils ;
📝 créer une charte graphique ;
📝 réaliser une charte éditoriale ;
📝 préparer vos templates ;
📝 réaliser un planning de publication ;
📝 préparer les scénarios d’inscription et de désinscription

Puis évaluer la charge hebdomadaire de travail supplémentaire que vous allez vous infliger :

📝 nombre de newsletters ;
⌛️ temps consacré à vos recherches ;
⌛️ temps de rédaction ;
⌛️ phase d’intégration et de programmation ;
⌛️ et de promotion de votre travail.

Bref, c’est un métier. Il est toutefois possible de sous-traiter certaines parties, ou de déléguer carrément tout le process à une personne qui saura sublimer votre projet. Toute fois, je pense qu’il est important de faire des choix en pleine conscience et de dédier au moins un atelier de coconstruction rien que pour ce sujet.

La ligne éditoriale

Essayez de cultiver un point de vue différent, une manière d’exposer des idées authentiques. Parlez directement à votre lecteur. Offrez une expérience personnalisée en utilisant son prénom grâce au petit shortcode [subscriber:firstname] qui va bien.

Parlez à la première personne. Créez une proximité voire, une intimité avec votre abonné. J’ai tendance à ne jamais utiliser le tutoiement, car c’est un style assez clivant.

Parler de vous. Restez vous-même. Les gens qui vous connaissent entendront raisonner votre voix en vous lisant.

La charte graphique

La clé de votre identité. Une belle charte graphique va permettre à vos utilisateurs de vous identifier du premier coup, et si elle est bien faite, de décupler la charge affective de votre newsletter.

Elle devra être cohérente avec votre projet, agréable à la lecture et facile à implémenter. N’oubliez pas que nos lecteurs n’ont que deux secondes de patience.

Pensez mobile first ! Nos newsletters sont de plus en plus sur le mobile.

Une fois fixée, la charte graphique devra être scrupuleusement respectée.

La structure de base

👉 L’objet

Sur la plupart des messageries, la réception des e-mails à traiter est représentée par une longue vue qui varie selon les données que l’on souhaite afficher. L’objet du mail sert à donner une idée à vos lecteurs du message principal de votre newsletter. C’est donc la première chose que votre abonné va lire. Pensez-y tout le temps, l’objet doit être cliquable. Il doit susciter la curiosité.

Voici quelques astuces :

🐶 poser une question pertinente ;
🐱 interpeler vos lecteurs ;
🐭 utiliser vos gimmicks ;
ajouter des smileys 🐹 🐰 🦊 🐻 🐼

⚠️ ☢️ Faites attention à éviter d’utiliser des mots interdits ! Pour votre protection, la plupart des messageries lisent en amont les objets de vos e-mails et les basculent directement dans les SPAMS, s’ils possèdent certains mots. Ces mots interdits se nomment en toute logique des spam words.

👉 Texte de description

Dans votre messagerie, la description correspond au texte qui apparaît juste après l’objet. C’est un champ relativement secondaire. S’il n’est pas renseigné, la messagerie va prélever automatiquement les premiers mots de votre newsletter, ce qui peut donner un aspect visuel assez bizarre, car elle ne saura pas faire la différence entre un titre, des métadonnées et des phrases.

👉 Le header 

C’est l’entête de votre newsletter. C’est la première chose que votre lecteur voit après avoir cliqué sur votre newsletter. C’est la partie réservée au branding.

Traditionnellement, nous retrouverons :

🚲 le shortcode pour afficher la mention « Voir cet e-mail dans votre navigateur », destiné aux personnes qui ont une messagerie qui ne leur permet pas d’afficher les images.
🏍 le logo ;
🏎 le slogan ;
✈️ le titre de votre newsletter ;
🚀 un sous-titre, notamment si vous utilisez un format sériel :

Mon super billet, épisode #50 : un titre canon laser…

N’oubliez pas de mettre en valeur l’auteur. C’est peut-être vous ? Alors ne soyez pas timide ! Foncez, c’est votre moment de gloire. L’encart de l’auteur est composé :

😎 de sa photo, son métier ou son expertise, la marque qu’il représente, un gimmicks peut-être ?

👉 Le body

C’est le corps de texte. Que dire ? À part, faites-vous plaisir ? Garder en tête que le format newsletter demande un traitement des images spécial, pour quelles soient les plus légères possible.

👉 Le CTA

Un CTA est un bouton d’appel à l’action (Call To Action). Quelle est l’action commune à toutes les newsletters ? Abonnez-vous ! Et oui, on va partir du fait que si votre newsletter est tellement géniale (et je pense qu’elle le sera si vous avez bien suivi mes conseils 😉), que votre abonné aura envie de la partager à tous ses contacts. Pour ce faire, vous devez toujours finir votre message par une invitation à partager au monde entier.

« Si l’envie vous vient de partager ce billet, vous n’avez plus qu’à cliquer ».

Certains systèmes peuvent vous permettre de partager votre newsletter sur les réseaux sociaux :

« Si vous avez aimé ce petit billet partagez-le sur vos réseaux 🙏 ! »

👉 Footer

C’est le pied de la newsletter. Ici aussi vous pouvez ajouter un très grand nombre d’informations :

🦀 un rappel de l’objectif de départ de votre newsletter. C’est très bien pour les lecteurs qui prennent le projet en cours de route.
🐙 Votre signature.
🦞 Vos coordonnées.
🦐 Les liens vers les réseaux.
🐡 L’élément obligatoire «se désinscrire ».

Check list avant planification

  1. Envoyez des tests pour la relecture. J’ai toujours un service qualité en interne car je pense que l’œil humain n’est pas fait pour interpréter l’écriture digitale. Il y en a toujours un pour trouver une faute que l’autre n’a pas vu.
  2. Tester la visibilité sur mobile.
  3. Tester l’envoi sur plusieurs messageries (en particulier sur Outlook, car elle a tendance à mal interpréter le code et afficher des pétouilles).
  4. Vérifier que votre newsletter ne tombe pas dans les spams.

Limiter l’impact environnemental de ses newsletters

Vous ne voulez plus polluer, alors arrêter de publier. 🤣 Je ne plaisante qu’à moitié. C’est un sujet qui devient cependant de plus en plus important. De nombreux communicants se placent sur ce credo pour donner plus de sens à leur activité. Les optimisations restent assez marginales.

Si vous souhaitez faire quelques gestes pour la planète, vous pouvez :

🌍 limiter les images, voire les supprimer ;
🌍 optimiser au maximum vos images, si vous devez les conserver ;
🌍 utiliser des polices systèmes (ce sont des polices qui sont installées par défaut sur votre ordinateur).

Quels sont les meilleurs outils ?

Pour choisir votre outil, vous devez vous poser la question de la souveraineté de vos données. Est-ce important pour vous de garder le contrôle de votre travail ?

Les solutions en Saas

Saas pour Software as a service, ou logiciel de service en français.

Si pour vous, donner tout votre travail à une société privée ne vous pose aucun problème, dans ce cas je vous propose ces quelques propositions :

👉 La solution 100% française : Sarbacane.com.
👉 La solution préférée des intellectuels : Substack.
👉 La newsletter façon Twitter.

Ces solutions sont particulièrement les bienvenues pour toutes les personnes qui ne possèdent pas de service technique en interne. Elles permettent une belle offre de services à des prix relativement abordables pour les indépendants.

Les solutions auto-hébergées

👉 Si donner tout votre travail et tous vos contacts et toutes vos statistiques qui vont avec à un service tiers vous pose un énorme problème, vous pouvez créer une newsletter depuis votre site web, en installant des plugins adaptés comme MailPoet pour WordPress par exemple.

Découvrez MailPoet avec notre tuto en ligne !

👉 Derrière les newsletters, il se cache souvent une stratégie marketing fine, et par la même, des secrets industriels. Dans ce cas, vous devriez choisir un produit auto-hébergé open source à installer sur votre serveur web, comme Odoo ou Mautic par exemple.

Attention, ce n’est pas parce que ces solutions sont disponibles gratuitement, qu’elles ne vont rien vous coûter. Ce sont des solutions qui vont demander une belle expertise technique pour l’installation, la configuration et les mise à jour.

Valoriser votre newsletter sur votre site web

Vous avez fait le choix d’envoyer vos newsletters depuis votre site web ? Penser à valoriser votre inscription :

🦚 préparer un beau formulaire ;
🦩 placez-le dans un endroit intelligent (header, footer ou sidebar) ;
🦜 créer une belle page réservée à l’inscription ;
🦢 ou programmer une popup ;

Certains lecteurs aimeraient revenir sur vos newsletters passées, alors penser à éditer des archives. J’aime assez celles de The Storyline, qui profite du fort potentiel des gifs animées pour susciter davantage la curiosité.

Comment diffuser ma newsletter au monde ?

Les meilleurs ambassadeurs seront vos lecteurs, mais au bout d’un moment, le cercle risque de s’épuiser.

Vous pouvez toujours vous inscrire sur les annuaires, on ne sait jamais. Mais c’est un peu comme jeter une bouteille dans la mer.

Bien évidemment, les réseaux sociaux sont des bons relais. N’hésitez pas à aller à la rencontre des personnes susceptibles de vous suivre et de dégainer à chaque occasion la fameuse page d’inscription.

Le RGPD et les Newsletters ?

Règlement Général à la Protection des Données, (J’ai gardé le plus chiant pour la fin).

Pas besoin de récolter le consentement de l’utilisateur si c’est lui qui s’est inscrit tout seul.

Ai-je le droit d’inviter manuellement une liste d’amis ? Nous rentrons dans une zone sensible, car légalement, comment vérifier que ce sont de vrais amis ? Dans ce cas précis, vous avez intérêt à récolter les consentements.

La plupart des solutions de newsletter sont maintenant à la page et savent bien respecter notre RGPD. Mais pour aller jusqu’au bout de la démarche, vous pouvez vérifier que ce système est en mesure d’exécuter tous les droits de l’utilisateur à savoir :

– un droit d’accès à leurs données prélevées ;
– un droit de rectification et d’opposition ;
– le droit à l’oubli.

Mais la chose la plus importante dans la gestion du RGPD dans une newsletter c’est l’obligation de mettre à disposition une solution de description disponible et accessible facilement.

Par ailleurs, vous n’avez pas le droit de garder un contact désinscrit plus d’un an dans votre base de donnée.

Enfin, si votre solution d’envoi et d’édition de newsletter émane de votre site web, vous devez l’inscrire dans votre page de protection des données, et décrire très précisément les données personnelles prélevées à l’usage, leur fonction et la durée d’enregistrement.

Et si vous êtes un excellent soldat, vous aurez inscrit tous les traitements dans un registre, prêt à être délivré aux autorités compétentes en cas de vol.

🥺 On ne va pas se quitter comme ça ?

Surtout si vous avez réussi à tenir jusque là 😅

J’espère sincèrement que ce tuto vous aura donné tous les codes pour réaliser la newsletter de vos rêves. En commençant cet article, je ne me suis pas rendu compte à quel point j’étais en train de tirer une bobine de laine infinie tant cet univers est riche. Alors n’hésitez pas, partager en commentaire vos newsletters coup de cœur ou les vôtres, je l’espère très fortement.

Bon courage ! 😘

3 commentaires sur “Rédiger une newsletter éditoriale qui déchire !!”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité